mardi 19 mars 2013
LE VILLAGE DE BEUDON
Village surplombant Mazembroz et Saillon où poussent que quelques vignes qui donnent un breuvage … vu la hauteur, on va dire DIVIN !
Le domaine de Beudon
Située sur la rive droite du Rhône, entre Martigny et Saillon, la commune de Fully est connue pour son climat particulièrement chaud sa plaine fertile, son vignoble bien exposé et ses nombreux hameaux accrochés aux pentes de granit et gneiss qui forment le socle de la pyramide du Grand Chavalard.
Les parcelles constituant notre domaine agricole se trouvent à peu de distance à vol d’oiseau les unes des autres. Elles sont cependant nettement séparées par les escarpements vertigineux, au sud du hameau de Beudon. Elles se situent à trois niveaux différents:
1. dans la plaine, nous cultivons des pommes, des poires, des herbes médicinales et aromatiques et des légumes sur trois parcelles au lieu-dit « Grand-Blettay ».
2. sur le premier coteau de Fully, au départ de l’installation de téléphérique, au pied des lilloises de Beudon, se trouvent deux vignes.
3. l’étage supérieur, atteignable uniquement par des sentiers escarpés et un petit téléphérique privé, est représenté par le Domaine de Beudon proprement dit. Son vignoble orienté plein sud, sur un plateau qui domine la plaine du Rhône, s’étire sur environ 6 hectares de 740 à 890 m d’altitude entre les chênes pubescents, les pins, les châtaigniers et les amandiers. Ainsi nos vignes s’offrent au plus beau regard du soleil et grâce à ces conditions exceptionnelles, nos vins se distinguent par leur qualité et leur personnalité. On y cultive aussi des plantes aromatiques et médicinales.
Beudon se trouvant au levant de Fully, est placé à la limite entre le massif cristallin et le calcaire. Grâce aux grandes diversités pédologique et microclimatique, notre domaine est particulièrement nanti en espèces végétales et animales (on y trouve, par exemple, la plus grande diversité de papillons de Suisse).
La conservation de ces richesses naturelles extraordinaires demande, dans ce coin privilégié, une agriculture très douce et en harmonie avec la nature: nous avons choisi la Biodynamie que nous pratiquons avec enthousiasme. A l’ouest du domaine, coule un torrent dans une gorge profonde. Il fournit l’eau nécessaire aux besoins du ménage et des cultures, ainsi qu’à une petite centrale hydro-électrique source d’énergie autochtone renouvelable.
Une grosse claque dans le Beudon!
Très certainement la grosse découverte lors de Vinéa 2010! Des vignes dans le ciel, des vins célestes, une grosse claque dans le bedon. Le nom de Beudon vient de là, d’ailleurs, parait-il. Cette langue de terre tirée par la montagne, au dessus de Fully, est exposée plein sud, comme un bon gros ventre bombé surplombant la vallée. On y accède par téléphérique privé ou par des sentiers de chèvre rendant périlleux le retour à Fully, des cartons plein les bras
Ces vignes dans le ciel du Domaine de Beudon, à Fully, ont été plantées par un notable illuminé dans la première moitié du XXème siècle, puis reprises à son décès en 1971 par Jacques Granges, alors frais émoulu d’une école d’ingénieur. Un pari un peu fou, pour un amoureux de la nature à la recherche d’un paradis perdu. Par conviction, il est le premier à appliquer les principes de la biodynamie en Valais, et ce depuis 1993. Ce qui lui permet de préserver la biodiversité de son terroir unique et de cultiver, en plus de la vigne, plein d’autres plantes médicinales. Beaucoup plus intéressé par les plantes et leur cultures que par la vinification proprement dite, Jacques Granges confie celle-ci à un ami dans la vallée.
Une grande partie des cuvées du domaine était proposée à la dégustation lors de Vinéa. Y compris de vieux millésimes, toujours disponibles à la vente. Au sommet, la Petite arvine 2008, qui dépasse le stade purement variétal, le Gamay 2008, poivré et gentiment tannique et le Pinot noir 2006, gourmand, frais et finement acidulé. Le Fendant 2005, rapporté en souvenir, est étonnant de maturité et de fraicheur, rien à voir avec le standard que l’on peut déguster chez la majorité des vignerons locaux. Moins de gaz, mais pourtant une belle vivacité, de la densité et une belle profondeur qui en font un vrai vin de terroir, apte à la garde.
La Dôle 2004 est toujours debout, pour quelque temps encore, je pense. À mille lieues de l’archétype du Passetoutgrains, qu’il soit bourguignon ou helvétique. Un exceptionnel grain de vin, pas passe partout, qui la rend extrêmement buvable, mais sans céder à la facilité. Un vin qui a du fond … et des ailes. Une Dôle adorée, une Dôle adulée!
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