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Née à Martigny
Ecole cantonale des Beaux-Arts, Sion 1972-1973
Ecole des Beaux-Arts de Paris, cours à l'Académie de la Grande Chaumière, Paris
et cours Jean Calvin, Paris 1974-1975
Voyage aux Etats-Unis, au Canada, en Inde, 1978-1982
Membre de Visarte (société des peintres, sculpteurs et architectes) depuis 1986
Prix d'encouragement de l'Etat du Valais 1991
Bourse Visarte pour un séjour à la Cité internat. des Arts, Paris 1993-1994
Prix de la Ville de Martigny 1998
Vit et travaille à Martigny
Bleu
J'étais le miel, la douceur et le jeu. Il est la liqueur, le souffle et le silence. J'avais accepté l'exil pour donner corps à mon ivresse, mais dans mon souvenir lancinant, le battement de son aile caresse encore ma tempe - et mon désir est brûlant.
Et puis, de ce charnel longuement épousé, je ne veux plus garder que la jouissance et la tendresse. Je ne veux plus du cri de la peau qui me lacère, me hante et me désespère - je veux vibrer doucement, chaudement et me hisser hors de la griffure et du chaos. Et retrouver enfin ma douce peau d'ange, mes plumes et mes silences.
Vermillon
Je suis rouge, et obscène et brûlant et caressant; et opaque et froid et gluant - je me colle à ta peau, je dégouline entre tes doigts, rampe dans tes plis, tes paumes, tes ongles, tes chairs, jusqu'à ton souffle que j'emprisonne, et lèche ton sein qui tape encore plus fort; tu exultes et tu jouis, croyant que je me donne. Non je me prête, un instant éternel; et toi, tu crois que tu es moi, tu trempes le bout de ta langue en moi, t'en pourlèches les lèvres, t'en écrases les joues, et trouves mon goût poison excitant; t'aperçois hagarde dans le reflet, éclaboussée de mon sang, grandie de cette blessure béante, de ce substitut qui fait toujours semblant et qui trahit et qui te trompe. Je ne suis pas la sève que tu crois, que tu veux, prends-moi quand même, tu n'as pas le choix, trempe tes poils et ton bois dans ma sueur gourmande et, suinte-moi, gicle-moi, caresse-moi sur ta surface conne, ta surface de pacotille, ton blanc plat, léché, poli, raide, civilisé, posé là pour dire qu'il n'a rien à dire. (de la peinture à la toile...)
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| Habitant des montagnes magiques 2002 |
Il y a la violence expressive des années 80 et la voie intériorisée des oeuvres récentes. Le balancement entre figuration et abstraction, comme entre dérision et gravité. L'ambivalence féconde entre le sensuel et le contemplatif, le terrestre et le spirituel.
Jamais "installée" dans un style ou une manière, la Valaisanne est toujours en marche vers de nouvelles explorations. Quête de soi, quête du sens de la vie: les deux chemins se superposent et s'imbriquent étroitement.
Ses tout débuts se cherchent du côté d'une figuration lisse et surréalisante. Puis elle plonge à corps perdu dans la révolte d'une figuration sauvage et primitiviste.
Un double exorcisme après lequel elle peut entamer un chemin plus méditatif et spirituel, nourri de symboles, de philosophies orientales et de lectures scientifiques.
Chercheuse toujours, mais apaisée, elle tente de capter les vibrations de l'invisible.
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| De la peau au silence |
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| Chevaux et coupe XII |
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| Le grand silence |






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