dimanche 1 janvier 2012

DANIEL BOLLIN



L’art figuratif est l’espace de création de Daniel Bollin ; le fondement de ses œuvres, le prétexte, c’est toujours la réalité ; il adhère aux paysages et aux choses, s’en imprègne intensément par le regard et la sensibilité, s’en approprie et les recrée dans atelier par transposition, les plaçant dans le domaine de l’art avec un savoir-faire technique dominé et une bonne perception des valeurs poétiques.

Daniel Bollin personnalise ainsi l’œuvre par des qualités picturales à la fois sobres et affirmées : une composition bien structurée avec pourtant de précieuses ruptures de rythme ; une construction qui suggère les géométries sans affaiblir la mouvance des lignes et les nuances des volumes ; l’union intéressante d’encadrements structurels et d’éléments de transition ; un climat de silence et de sérénité mais animé par les recherches graphiques et les frémissements de teintes ; une touche appliquée, méticuleuse mais parfois onduleuse et caressante ; une coloration qui unit harmonie et audace ; des couleurs à la fois ardentes et paisibles a écrit Jean-Jacques Gay, « ardentes de sensibilité, paisibles d’équilibre ».

Sa technique privilégiée est celle du pastel ; il en connaît les pièges et les ressources ; il en maîtrise les valeurs de base et les nuances.

Cette technique lui permet de réaliser des textures diversifiées, par les touches linéaires, par le frottage, l’estompage, les superpositions.

Daniel Bollin maîtrise aussi la gravure où apparaît encore avec davantage d’évidence la finesse du dessin, la générosité dans les recherches et l’abondance du graphisme.

Il utilise aussi la peinture à l’huile, lui donnant de fines nuances par superposition ou juxtaposition de teintes. Et plusieurs de ses œuvres sont en technique mixte pour mieux adapter le travail au thème inspirateur et à l’exploration artistique entreprise dans l’atelier.





Daniel Bollin met dans ses œuvres toute sa calme passion, sa volonté du travail bien fait, et ses pouvoirs de transposition ; il magnifie ainsi réciproquement l’art et l’environnement, car cette peinture figurative est aussi une passerelle entre la culture et la nature : ainsi Gaston Bachelard a pu écrire que les nénuphars de l’Ile-de-France « sont devenus plus beaux, plus grands… » depuis que Monet les a peints. Et dans ces « paysages » portés au domaine de l’art, on peut lire bien plus loin que le regard : Jean-Jacques Gay dit que l’espace n’est jamais clos dans les œuvres de Daniel Bollin « mais ouvert comme une réflexion métaphysique ».

C’est ce regard qu’il faut porter aux œuvres, un regard qui va plus loin que le regard…

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