lundi 23 décembre 2013
LE TEMPLE DU SOUVENIR
Grâce au talent de HANS ERNI – qui découvre ses vitraux posés – et à la géné- rosité de LÉONARD GIANADDA, le temple de Martigny est aussi un lieu cultu- rel, un site du sou- venir. L’artiste a réalisé trois vitraux et le donateur les a payés pour honorer la mémoire de son épouse, Annette, décédée le 8 décem- bre 2011. L’inaugu- ration de ces vitraux, lundi der- nier, a donné lieu à de forts moments d’émotion.
http://youtu.be/TgngpZykCs8
« LES NOUVEAUX VITRAUX DE LA CHAPELLE PROTESTANTE….UNE BENEDICTION, UN CADEAU POUR TOUS »
Lorsque le pasteur Pierre Boismorand demande à Léonard Gianadda si Hans Erni, qu’il connait très bien, peut dessiner un vitrail pour le temple, il est bien loin de se douter de ce que sa requête va susciter comme réponse !
Différents thèmes bibliques sont proposés par la communauté protestante et c’est avec ceux- ci que Léonard Gianadda s’en va trouver Hans Erni, artiste peintre à Lucerne. Par amitié pour Annette, l’artiste, âgé de plus de 100 ans, accède à cette demande.
La suite se déroule de surprise en surprise…L.Gianadda revient de sa rencontre avec l’artiste, avec trois propositions et le désir d’offrir à la communauté protestante trois vitraux, un cadeau qu’il fait avec son épouse et pour son épouse, Annette, elle-même protestante.
Il cherche alors le meilleur atelier pour la réalisation des trois œuvres, et s’adresse ainsi aux maîtres –verriers de l’atelier Simon Marq à Reims. L’atelier va donc réaliser trois chefs d’œuvre à partir des tableaux réalisés par Hans Erni sur les thèmes bibliques choisis.
Les trois vitraux sont inaugurés le 23 janvier 2012. L’épouse de L. Gianadda est décédée le 8 décembre 2011 et ce cadeau magnifique devient un don fait en mémoire de celle-ci. Dans la foulée de cet événement, L. Gianadda décide avec ses enfants et son petits fils, d’offrir en mémoire de son épouse quatre autres vitraux.
La Femme à l’enfant..
Une femme en train d’allaiter un bébé, évoquant toutes les femmes. C’est Marie entourant de sa tendresse Jésus. On retrouve les symboles chrétiens de la colombe et du poisson, et surtout une évocation harmonieuse de la vie à-travers la maternité…...un petit goût de Paradis.
L’homme parmi les animaux :
Au sixième jour de la Création, Dieu fait l’homme et la femme à son image après les animaux domestiques. Dans un geste vers le ciel, l’homme s’interroge sur sa place au sein de cette Création.
Le prophète Jonas :
Jonas jeté dans les flots passe trois jours au fond de la mer dans le ventre dans un poisson préfigure la mort et la Résurrection du Christ. Jonas fait l’expérience du cœur miséricordieux de Dieu.
Les quatre vitraux qui seront visibles dès le 21 juin représenteront la prophétie d’Isaïe : l’enfant côtoyant un serpent, dans un monde réconcilié, puis l’Arbre de Vie empli de fruits puisant sa force dans l’eau de la Source et s’élançant vers le ciel. Les deux derniers vitraux représenteront Ruth la moabite sur l’un, et Booz son époux sur l’autre, allant à la rencontre l’un de l’autre, dans un décor de montagne et de vignoble, pour évoquer le mariage.
A travers le talent de l’artiste qui s’exprime dans ces thèmes bibliques universels, voici un bel hommage de L. Gianadda à la mémoire de son épouse, un cadeau, une bénédiction pour la communauté protestante, une invitation à toute personne de passage à s’arrêter un instant pour se laisser séduire par les jeux de la lumière et des couleurs.
Merci Annette et Léonard Gianadda..
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