«Pourquoi ne pas rêver ?»
Le cheval d’ailleurs surnommé ”la plus belle conquête de l’homme“ était le moyen le plus écologique pour entreprendre tous les travaux de la terre et c’était aussi lui qui nous menait vers notre dernière demeure derrière l’église. Maxime Bender a d’ailleurs été le dernier croque-mort de notre village.
Une charrette spéciale était suspendue derrière l’église et servait à tous les enterrements.
CLASSE DE 1934
1er rang en haut, de gauche à droite :
Jeanine Bender, Gladys Granges, Cécile Deléglise, Ludivine Cajeux, Thérèse Moulin, Francisca Bender, Thérèse Roduit, Rose-Marie Taramarcaz, Aimée Lugon, Gertrude Granges, Miette Carron et l’institutrice Claire Gay.
2e rang de gauche à droite :
Marcelle Carron, Odette Granges, Huguette Carron, Gertrude Carron, Yvette Carron, Hélène Roduit, Josiane Lovey, Marcelle Dubré, Lénon (Hélène) Boson, Gaby Valloton.
3e rang de gauche à droite :
Suzanne Ançay, Juliette Ançay, Simone Oreiller, Lucy Taramarcaz, Valentine Roduit.
4e rang de gauche à droite :
Gisèle Carron, Denise Roduit, Ghislaine Taramarcaz, Sonia Keller, Inès Roduit, Yvonne Bessero, Simone Dorsaz, Denise Ançay.
Un tout grand merci à madame Gisèle Ançay pour la photo prêtée, son accueil chaleureux et son enthousiasme pour notre journal.
Patricia Roméro-Rohr.
Classe 1934 prise en 1942 dans la cour d’école des filles, sous le cerisier, à Vers l’Eglise, Fully.
CLASSE DE 1941
Debout de gauche à droite
Cécile Rausis, Cécile Granges, Paula Buthey, Jeanne Roduit (institutrice), Marcelline Roduit, Angeline Pierraz,
Lucette Pierray, Anita Carron.
Assises devant de gauche à droite Anna Roduit, Marie-Thérèse Roduit, Yvette Malbois, Emma Dorsaz, Ida Rausis, Juliette Gex, Lydia Malbois, Marcelline Gex, Denise Caillet, Suzanne Tornay.
Photo d’Yvette Saudan-Malbois.
Un dimanche à Sorniot
Cette photo a été prise dans les années 35-36 devant le Petit Lac, peut-être un dimanche ou un 15 août. En effet, lors des fêtes, un photographe venait parfois prendre les gens en photo.
Certains avaient un chalet au Creux et passaient là leurs jours de vacances ; d’autres venaient leur dire bonjour ou venaient se promener d’autres visitaient leurs enfants à la colonie...
A noter : les chaussures de mon- tagne de l’époque !
Isabelle Richoz
Debout de gauche à droite :
Denise Bender, Lina Fellay, Euphrosine Gex, Faustine Roduit, Jean Dorsaz, Maxime Roduit (enfant), Ida Granges, Maurice Carron d’Elie, Euphrosine Granges, Julie Zénon.
Accroupis :
Pauline Taramarcaz, Willy Granges, Fernand Granges, Elisa Roduit (tout à droite)
Assis : Rachel Carron, Olive Carron, Jeanne Ometz, Reynold Carron.
LE PREMIER APPAREIL PHOTO
C’était en 1946, j’avais 16 ans. A cette époque, la Droguerie de Fully vendait du matériel que l’ar- mée américaine, après les hostilités, avait abandonné volontaire- ment en Europe. C’est alors que j’ai acheté mon premier appareil pour la somme de 5 frs, y compris un film. Afin de le tester, j’ai fait appel à plusieurs filles et garçons de mon âge. Une fois le film exposé, je l’ai expédié à la Pharmacie Principale à Genève pour les tirages. Quelques jours plus tard, j’ai reçu mes premières pho- tos. Le résultat laissait à désirer. Le plaisir de visionner ces photos était grand mais moins grand était devenu mon argent de poche vu que le prix du développement et du port était trois fois plus cher que le prix de l’appareil !
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| Par André Théoduloz |
UN VILLAGE DISPARU, LES LARZETTES
Au-dessus de Buitonnaz, le mayen des Larzettes dont la superficie était de 21 000m2 a disparu vers 1930.
À part quelques replats réservés à la culture des légumes et du blé, la terre était légère et graveleuse, brûlée par le soleil et d’un rendement médiocre.
On y trouvait une maison d’habitation, un grenier, un four et une ou deux granges ser- vant à abriter le foin et le blé.
On battait et vannait le blé sur l’aire de la grange et on portait moudre le grain au moulin de Buitonnaz. Le mayen était ali- menté par deux sources, une pour le ménage et l’autre pour abreuver le bétail.
Les derniers habitants, Eloi Bruchez de Jéré- mie, sa femme Honorine née Granges et leur fille aînée quittèrent le village vers 1930.
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| Les Larzettes en 1927 Photo fournie par Martial Ançay |
Aujourd’hui il existe un parcours pédestre bien entretenu, qui relie le dessus du Planuit depuis le sentier de Sorniot aux Larzettes jusqu’au torrent des “Essertzes”, et vous faites le retour par Buitonnaz.
La marche n’est pas difficile et un petit couvert vous attend dans les ruines des Larzettes.
Alors bon vent pour une magnifique promenade vous menant aux Larzettes.
150e ANNIVERSAIRE
Il y a 150 ans des Valaisans, et parmi eux des Fulliérains, fondent Esperanza, première colonie agricole d’Argentine
En cet automne 2005, notre canton fête le 150e anniversaire des premiers départs d’émigrants valaisans vers l’Ar-
gentine. C’est en effet le 9 novembre 1855, puis le 28 du même mois, que deux bateaux à voiles, le Kyle Bristol et le Lord Raglan, transportant plus de 400 passagers, quittent le port de Dunkerque pour Buenos Aires, emmenant une centaine de nos compatriotes dont Maurice-Joseph GRANGE et Florentin ABBET de Fully, qui compteront parmi les fon- dateurs de la première colonie agricole du pays, Esperanza.
Cette colonie, créée en janvier 1856, sera suivie de nombreuses autres dans la province de Santa Fe, puis dans les vastes pampas d’Argentine, et près de 20’000 Valaisans participeront à ce mouvement qui durera jus- qu’en 1920.
Extrait de la liste des colons à l’embarquement de Dunkerque
Des colons valaisans de la 1ère génération posent devant la batteuse de Camille Bruchez dans la pampa argentine
Photo extraite du livre “Nos Cousins d’Amérique”
Sans le savoir à ce moment-là, nos compa- triotes sont bel et bien les pionniers d’une aventure colonisatrice extraordinaire dont l’ampleur est telle qu’elle transformera pro- fondément la réalité même de la grande nation latino-américaine.
Les voiles de l’espoir Novembre 1855.
Sur le pont du Lord Raglan, formant un grou- pe compact, une douzaine d’émigrants valai- sans sont assis autour d’un chef de famille qui relit à haute voix les pages de la Gazette du Valais où il a découpé les propagandes publiées par une agence d’émigration. Quel- quefois, l’homme interrompt sa lecture et, en s’animant, commente une phrase, un para- graphe, répond à une question.
Les regards se tournent vers cette Amérique lointaine qui depuis quelques mois habite les pensées des émigrants. Là- bas, se disent-ils, le bon-
heur existe. Ils ne connaî- tront plus la démoralisante inquiétude face à un ave- nir toujours incertain.
Ils ne regrettent pas les duretés de la vie au pays, même si s’arracher à leur coin de terre leur a coûté des larmes. Même si, au moment de quitter le fond de la vallée, ou les coteaux pentus du Chavalard, ils ont su que ces paysages familiers remplis- saient leurs yeux pour la dernière fois. Car dès cet instant, c’est devant eux qu’ils ont regardé, fixant dans leur esprit troublé la loin- taine Argentine dont ils attendent le salut. Au- dessus d’eux, les voiles semblent épouser leurs aspirations et s’offrent généreusement aux vents qui les fouettent avec force.
Et le bateau poursuit lentement sa route vers les terres promises d’Amérique. Il n’est plus qu’un point dans l’océan, symbole des efforts de l’homme pour maîtriser un monde qui le dépasse. Bientôt il a disparu, happé par l’horizon.
Emotion et fier té
Plus tard, des milliers d’autres bateaux d’é- migrants européens mettront à leur tour le cap vers le Rio de la Plata. Celui-là a ouvert la voie, il a montré le chemin. Et même si nos compatriotes l’ignorent, lors de cette expédition historique de novemb- re 1855, la pierre qu’ils vont déposer sur le sol argentin est la première d’un édifice gigantesque qui dépassera les visions les plus audacieuses des grands promoteurs de la colonisation.
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| Immigrants suisses à l’arrivée de Buenos Aires en 1858 |
Ce 150e anniversaire des premiers départs d’émigrants valaisans vers l’Argentine repré- sente donc plus qu’un mémorial. Il traduit la volonté de ne pas oublier les efforts des pionniers dont les sacri- fices et les talents ont
façonné les traits de grandes nations modernes comme l’Argentine, le Brésil, les Etats-Unis...
En joignant nos pensées à celles de nos cousins «valaisans» aujourd’hui nom- breux sur le sol américain, et qui ont organi- sé de grandes fêtes à cette occasion, nous voulons simplement partager leur émotion et leur fierté.
LA BELLE USINE VERS 1955
Le travail à l’usine était très varié et toujours par équipes de 2 personnes. Chaque jour, à tour de rôle, y compris samedi et di- manche, nous étions affectés à la surveil- lance dans la salle des commandes ou des machines et devions gérer le fonctionnement des alternateurs. La semaine suivante se passait à l’atelier où il y avait toujours du travail. L’atelier comprenait une forge, un tour mécanique, divers outillages de répa- ration, révision, nettoyage, etc.
Les ouvriers se relayaient également aux Garettes et à Sorniot où il fallait : surveiller la station de pompage, nettoyer la grille, les rigoles etc. ; entretenir la voie du funicu- laire, des poulies, des graisseurs, des câbles, de la benne des lignes à haute tension, nettoyer la conduite forcée, surveiller le débit des bisses, nettoyer la crevasse en cas de ravine.
Ce n’est que plus tard qu’une grande partie des travaux fut automa- tisée et le personnel réorganisé. En ce moment, seuls quelques em- ployés travaillent encore à l’EOS.
Martial Ançay
Une partie des employés de l’EOS ayant travaillé de 1945 à 1961.
(De gauche à droite) assis : Francis Bender, Adolphe Ançay, Martial Ançay (le seul en vie). Debout : Félicien Seydoux, Joseph Dorsaz, Rémy Granges, Denis Carron, André Bender, Walther Hermann (directeur), Denis Ançay, Fernand Tissières, Clovis Carron. Photo prise vers 1955.
RECRUTEMENT DE LA CLASSE 1926 DE FULLY
C’est la guerre 1939 - 1945. L’armée suisse a besoin d’hommes, aussi le recrutement se fait à 18 ans.
La photo ci-contre présente la classe 1926, les ajournés de 1925, les frères Bessero nouveaux citoyens suisse et Joseph Malbois, tambour pour la circonstance.
1er rang de gauche à droite :
René Valloton, Fernand Tissières, Joseph Malbois (tambour du jour), René Roduit, Maxime Roduit, Léonce Carron.
2e rang : Anselme Dorsaz, Roger Bender, inconnu, Céleste Bessero, Raymond Bender, Marcel Cotture, Fernand Roduit.
3e rang : Rémy Granges, Charly Bessero, Pierre Maret, Roger Lovey, Roland Bender, Gilbert Granges, Michel Dorsaz, Robert Roduit, Amédée Bruchez.
4e rang : Gabriel Luisier, Marcelin Roduit, Prosper Roduit, Jean Bessero, Séraphin Carron.









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