dimanche 1 janvier 2012
LEONCE MAURICE GAUDIN
Le Valais, aujourd’hui si prompt à reconnaître les siens, a oublié jusqu’à son nom, un artiste-peintre, né à Sion un 15 août 1903. Il est vrai que Léonce-Maurice Gaudin n’a jamais déployé d’activité dans son canton d’origine. Il ne s’y est que rarement manifesté, sauf pendant et immédiatement après la Seconde guerre mon- diale, où il présente ses œuvres à Sion. C’est à l’occasion de l’une de ces expositions, qu’est acquise la toile reproduite ci-dessous. Au début des années trente, Gaudin s’installe à Paris, où il vit . Il n’est donc pas surprenant que la Ville Lumière ait inspiré l’artiste dans sa période figurative, qu’il abandonne au début des années cinquante pour ne plus parler que le langage abstrait, suivant ainsi une trajectoire similaire à celle d’un autre Valaisan établi à Paris, Fernand Dubuis.
Léonce-Maurice Gaudin naît à Sion le 15 août 1903. Originaire d’Evolène, il se forme à l’Ecole des arts décoratifs de Berne en 1924 et 1925, puis à celle de Zurich en 1928. Il est actif dans les arts graphiques, ce qui lui vaut de créer quelques affiches. Mais la peinture l’attire et il se rend à Paris, où il suit les cours de l’Académie de la Grande Chaumière, l’Ecole nationale de dessin et l’Académie des beaux-arts. Il est également l’élève d’André Lhote et de Fernand Léger. Au contact de ces différentes influences, son art évolue, d’un figuratif réaliste à une abstraction radicale, en passant par un impressionnisme et un cubisme d’école. Il vit à Paris. Son éloignement de la scène artistique valaisanne lui vaut un oubli complet dans son canton d’origine.
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