samedi 31 décembre 2011
CLAUDETTE DEFAYE
Claudette Defaye, speakerine pendant dix ans et figure marquante de la Télévision Suisse Romande, réagit à la suppression des speakerines en septembre prochain.
Claudette Defaye a quiité la TSR en 1995. Ses débuts de speakerine remontent à 1969. © Pascal Frautschi
Claudette Defaye a été speakerine pendant dix ans à la Télévision Suisse Romande, de 1969 à 1979, lorsque les annonces de programmes ne se faisaient quasi que par ce biais.
L’ancienne animatrice parle d'ailleurs du métier de «présentatrice», et non de «speakerine». Elle réagit mercredi à l’annonce par la TSR de supprimer ce service en septembre prochain.
Que ressentez-vous face à cette suppression?
Je trouve qu’il s’agit d’une tradition qui se perd. Les présentatrices étaient l’image de marque de la TSR. Elles donnaient de l’humanité dans des programmes toujours plus robotisés. Je ne sais pas par contre pas ce qu’elles représentent pour le public d'aujourd’hui. Sont-elles toujours une identification forte de la chaîne comme nous l’étions à l’époque? Je n’en suis pas sûr. Surtout avec le roulement actuel d’étudiantes, cela me paraît difficile de fidéliser un public.
Que pensez-vous justement des speakers et speakerines actuelles?
Certaines sont super, d’autres un peu fades. Il faudrait former différemment les filles, pour créer une télévision qui va chercher ses téléspectateurs. Un modèle innovant, à l’image du numéro de la Miss Météo de Canal+, aurait pu marcher. Mais cela signifie d’être culoté, de bénéficier de la formation adéquate, d’imagination et de liberté.
Comment étaient vos débuts de speakerines en 1969?
Après mon école hôtelière à Lausanne, j’ai répondu à une offre d’emploi de la Télévision. L’engagement s’est fait sur concours. Je vous avoue que je n’ai toujours pas bien compris comment je l’ai réussi! Il y avait des filles bien meilleures que moi! Mes journées commençaient à 11 heures avec une première intervention. C’était un métier très stressant, nous n’avions pas de prompteurs. Il y avait aussi souvent des pannes techniques que nous devions commenter. Les annonces de programme avaient lieu avant chaque émission, excepté les informations. A partir de 1974, je tournais en parallèle «Spécial Cinéma», émission que j’ai quittée en 1995 pour enchaîner avec «Vive le Cinéma» jusqu'en 2004.
Un souvenir particulier de ces années?
A Genève, j’ai reçu une fois Denise Favre (icône des speakerines de la télévision française, ndlr). Car nous faisions des échanges de speakerines. Je suis par exemple partie à Varsovie, en Pologne, en pleine période communiste. J’ai alors annoncé un programme en français de la télévision polonaise. C’était un grand moment!
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.